GALERIE

SCULPTURE et VOLUME◢

Matières Critiques

► 2018 │ Œuvre originale

Dimensions: H. 175cm x  90 cm x 65 cm environ

Acier de récupération, résine de surface


Ils se murmurent...

► 2018 │ Œuvre originale

 

Acier, résine de surface, peinture époxy


Animausité

► 2018 │ Épreuve d'estampage (pièce unique)

Dimensions: H. variable  /  94 cm x 54 cm 

Béton armé, fer à béton, peinture, résine de surface, acier, bois


Naissance


► 2012-2015 │ Moulage n°1 

Dimensions hors socle: H.300 cm x  90 cm x 75 cm environ.

Résine époxy, peinture époxy et polyuréthane, métal, bois.


Tête

► 2014 / 2015 │ Oeuvre originale

Dimensions: H.200 cm x 90 cm x 88 cm 

Bois et zinc de récupération, clous, rivets, corde naturelle, cire synthétique.


"Les EMPRUNTéS" (série en cours)

► 2017 à 2020 Épreuves d'estampage ( pièces uniques) 

Dimensions variables hors socles: H.32 cm x  35 cm x 26 cm environ

Tirées de leur moule à creux perdu.

Béton, acier, (avec résine ou peinture sur certaines épreuves)

FLORIAN POULIN béton sculpture béton buste béton résine statue béton résine empreinte Florian POULIN artiste plasticien art contemporain
Série en cours 2017-2018 - FLORIAN POULIN

██   SCULPTER...

... pour que l'idée d'une forme soit enfin sous nos mains, sous nos yeuxExpérimenter et "vérifier" au-delà du concept, comme dire ses propres réalités avec des mots qui n'existent pas. Je sculpte comme on jette ou comme on écraserait des mots. Ces actions Combinées, ces "mots", parlent différemment. Les reliefs et les creux sont l'expression d'une succession d'interventions; des preuves de ressentis. Dans l'immédiateté, le volume prend forme en alternant énergiquement les méthodes additives et soustractives. La forme se précise lors des va-et-vient entre vues d'ensemble brutales et soucis de certains détails.

 

Ma sculpture née à la suite d'observations et de prises de décisions simples et spontanées, en réaction à ce qui est en cours. Je vis l'expérience d'être à la fois l'acteur et le spectateur de mon travail. C'est dans un premier temps, travailler un matériau au service d'une forme, d'une intention, sans que le matériaux ne devienne le protagoniste. Faire spontanément, par accumulation et liaison, au lieu d'être obsédé par la maîtrise d'un propos divertissant. La tonalité se donne avec un angle d'approche singulier, bien plus fidèle qu'une quelconque inspiration montée de toute pièce. Une actualité, un thème fort, un fait de vie... C'est réagir. C'est attribuer une place à l'humeur de l'instant, à notre propre temporalité, à nos propres colères: c'est les mettre en scène comme partenaires participatifs. En général, les sculptures aux grandes dimensions se font paradoxalement oublier au fond de l'atelier pour être retravaillées quelques mois plus tard. Elles évoluent en même temps que ma démarche non figée ; une démarche qui se construit en sortant de l'atelier, et en m'appuyant sur l'humain et l'inhumain au quotidien.

 

 

 " quand l'armature impacte la finition "

 

 

La forme dépend souvent des matériaux mis en œuvre, de leur poids, de leur aspect, de leur solidité, etc. Les résines de synthèse associées au silicone (polyester , acrylique, polyuréthane, époxy) ont l'avantage de s'adapter à toutes les formes imaginées. En revanche, son quasi-rituel dans sa manipulation bride sérieusement la spontanéité: j'utilise les résines majoritairement pour réaliser les moules et le tirage d'épreuves plutôt qu'en création directe. Depuis 2016 dans un souci d'éthique, je n'utilise les résines synthétiques que de façon très ponctuelle, lorsque les alternatives n'existent pas.

 

 

 " Oh moi? ... je suis artiste... "

 

 

Je visite régulièrement et spontanément des entreprises utilisant des savoir-faire très qualifiés. Le personnel y circule,  y échange des mots techniques ou y cultive le silence avec une complicité bien rodée, proche du secret. Bois, métal, argile, plâtre, béton, carton, cuir, tissu...  les chutes issues du secteur industriel, le bois usiné ou les restes d'acier manufacturés, sont sources immédiates de projets. L' ergonomie des postes de travail, les techniques industrielles découvertes, la chorégraphie des machines, les matériaux transformés, constituent de bonnes bases à la réflexion. Ces matériaux sont récupérer parfois par hasard et leur valorisation se fait d'elle même, liée au besoin technique et à leur forme, dans l'instant. Les traces occasionnées durant une première, voire une deuxième utilisation, laissent présager une histoire du vivant. Je me concentre sur l'aspect de ces matériaux, sur leur potentiel mécanique et esthétique; je pense à ce qui a été construit, déconstruit.

 

L'écriture peut changer en cours de création. Parfois, ce qui ne devait être qu'une armature devient le travail achevé. Une fois que le travail est livré, l'impression et l'interprétation qui pourraient y être appliquées ne changent plus rien. L'exposition de ces productions libère mon constat d'origine et l'impulsion du départ. Alors, l'intention et l'interprétation se rencontrent ; un rapport que j'expérimente parfois sans médiation.